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Benjamin Valode: ÉSPACES LIMINAUX

Past exhibition
29 June - 23 September 2023
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Benjamin Valode Voir le Vide 5, 2023 Acrylique et crayons de couleur sur toile 100 x 168 cm
Benjamin Valode
Voir le Vide 5, 2023
Acrylique et crayons de couleur sur toile
100 x 168 cm

Faisant face à ces fonds vides qui matérialisent des horizons incertains, des personnages semblent errer. Ils sont plusieurs mais isolés en eux-mêmes. Sans visages identifiables. Noyés dans leurs pensées ou paraissant chercher une chose indéterminée.

 

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Facing these empty funds that materialize uncertain horizons, characters seem to wander. They are several but isolated in themselves. Without identifiable faces. Drowned in their thoughts or seeming to seek an indeterminate thing.

Pour sa première exposition personnelle à la galerie By Lara Sedbon, Benjamin Valode présente deux séries -Contemplations et Voir le vide- qui marquent une étape transitionnelle dans soncheminement.

 

Durant son adolescence, Benjamin Valode développait une pratique du dessin figurative très fournie, fourmillant de détails, tournée vers des mondes oniriques peuplés de créatures imaginaires ethybrides, fruits de ses amours de jeunesse pour les bandes dessinées et les films d’animation. Par besoin d’explorer autre chose, Benjamin Valode a depuis épuré drastiquement son langage vers un formalisme plus abstrait. Ce dont témoignent ces deux nouvelles séries. Plutôt que de peindre le monde intérieur qu’il imagine dans sa tête, l’artiste s’est mis à représenter ce qu’il voit. Son object : observer le réel environnant et le traduire en peinture.

 

Amoureux de la nature depuis toujours, aimant contempler longuement les paysages environnants, Benjamin Valode a pris instinctivement la lumière pour sujet principal de son travail. Enfermé longuement dans son atelier, il s’est mis à chercher à traduire à l’acrylique la sensation de propagation de la lumière dans l’air. Il a travaillé patiemment sa technique des dégradés, au pinceau et à la main, sans utiliser de bombe. Ce qui lui demande beaucoup de temps du fait dela stratification de nombreuses couches de peinture. Dans cette atmosphère lumineuse, l’artiste intègre un motif. D’abord des montagnes puis des nuages.

 

Cette seconde série Contemplations est née de la vision d’un nuage lenticulaire en méditerranée. Phénomène météorologique rare dont la beauté étrange fascine Benjamin Valode. Ce qui l’intéresse alors, c’est de retranscrire en peinture, par un procédé sériel, les micro variations de lumières d’un nuage à l’autre. N’arrivant pas aux effets de transparence désirés, il renoue avec le crayon de couleur, son outil fétiche depuis l’enfance, et dessine directement sur la peinture. C’est après cette série qu’est ressurgi le désir de représenter la figure humaine, déjà-là dans les travaux antérieurs. Bien que Benjamin Valode renoue avec son goût de toujours pour la figuration, sa pratique actuelle demeure épurée et formaliste. Rien avoir avec le précisionnisme et le foisonnement du style réaliste des débuts. Le procédé sériel est le même que pour la série des nuages, l’artiste déclinant son motif en une série de tableaux. Les fonds sont vides, sans objets, sans décor, presque des abstractions. A cette recherche chromatique sur les atmosphères lumineuses, Benjamin Valode associe son goût pour la figuration et son bagage de dessin qu’il pratique depuis toujours. Faisant face à ces fonds vides qui matérialisent des horizons incertains, des personnages semblent errer. Ils sont plusieurs mais isolés en eux-mêmes. Sans visages identifiables. Noyés dans leurs pensées ou paraissant chercher une chose indéterminée.

 

Il y a dans cette errance de l’humanité un écho à la société actuelle, très individualiste, perdue face à un avenir précaire et incertain. La solitude, l’anonymat, l’errance des figures plongées dans unétat intérieur méditatif nous rappellent l’univers de Djamel Tatah dont la volonté de dépouillement et de distanciation n’est pas étrangère à la recherche formelle de Benjamin Valode. Bien qu’étant sensible à l’œuvre de son aîné, le jeune artiste ne revendique pas une influence directe et souligne les disparités entre leurs pratiques. Benjamin Valode ne joue pas sur la répétition d’une même figure ni sur la chorégraphie des gestuelles suspendues et retravaille au crayon sur la peinture. Par ailleurs, contrairement à Djamel Tatah dont les polyptiques sont des murs de couleurs qui se réfèrent à la longue tradition du monochrome, de Matisse aux abstraits américains, Benjamin Valode dit s’inspirer et se nourrir moins d’abstraction que d’univers figuratifs. Parmi ses références directes, la peinture d’Edward Hopper et la manière dont ses personnages semblent perdus dans des ambiances lourdes et froides. Mais aussi et surtout : Caspar David Friedrich.

 

Le moine au bord de la mer, le voyageur contemplant une mer de nuages, voilà deux tableaux du maitre romantique que Benjamin Valode a beaucoup regardés. Le rapport à la contemplation de la nature, la profondeur des atmosphères lumineuses, l’état méditatif de l’homme face à l’infini, sont autant d’éléments qu’interroge le jeune artiste. Ses figures errent face à l’immensité du vide. Et parfois dans cet horizon incertain apparaissent des portes. Des ouvertures lumineuses vers lesquelles se dirigent les personnages. Le seuil, le passage, la traversée. Cesont des obsessions chères à Benjamin Valode, déjà présentes dans ses œuvres de jeunesse. La porte, l’escalier y représen- taient, comme dans l’esprit d’Alice aux pays des merveilles, une ouverture vers des mondes irréels, étranges et inquiétants. Une fuite du réel vers l’imaginaire. Et peut-être que demain, la pratique figurative de Benjamin Valode cheminera à nouveau vers ces mondes rêvés qui étaient hier au centre de sa production ?

 

Amélie Adamo

 

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For his first solo exhibition at the By Lara Sedbon gallery, Benjamin Valode presents two series—Contemplations and Voir le vide—which mark a transitional stage in his artistic journey.

 

During his adolescence, Benjamin Valode developed a prolific figurative drawing practice, teeming with detail and focused on dreamlike worlds populated by imaginary and hybrid creatures, the fruit of his youthful love of comic books and animated films. Driven by a need to explore something else, Benjamin Valode has since drastically refined his language towards a more abstract formalism. This is evident in these two new series. Rather than painting the inner world he imagines in his head, the artist has begun to represent what he sees. His goal is to observe the reality around him and translate it into painting.

 

A lifelong lover of nature who enjoys contemplating the surrounding landscapes at length, Benjamin Valode instinctively chose light as the main subject of his work. Locked away in his studio for long periods, he set out to translate the sensation of light spreading through the air into acrylic paint. He patiently worked on his technique of gradations, using a brush and his hand, without using spray paint. This required a great deal of time due to the layering of numerous coats of paint. In this luminous atmosphere, the artist incorporates a motif. First mountains, then clouds.

 

This second series, Contemplations, was born from the vision of a lenticular cloud over the Mediterranean. A rare meteorological phenomenon whose strange beauty fascinates Benjamin Valode. What interested him was translating into painting, through a serial process, the micro-variations of light from one cloud to another. Unable to achieve the desired effects of transparency, he returned to coloured pencil — his favoured medium since childhood — and began drawing directly onto the painted surface. It was after this series that the desire to represent the human figure resurfaced, already present in earlier works. Although Benjamin Valode reconnects with his long-standing interest in figuration, his current practice remains pared-down and formalist. It bears no relation to the precisionism and the profusion of realist style found in his early work. The serial process remains the same as in the cloud series, with the artist developing his motif across a sequence of paintings. The backgrounds are empty, without objects or settings, almost abstract. To this chromatic exploration of luminous atmospheres, Benjamin Valode brings together his interest in figuration and his lifelong engagement with drawing. Set against these empty backgrounds, which materialise uncertain horizons, figures appear to wander. They are multiple yet inwardly isolated, without identifiable faces, immersed in their thoughts or seemingly searching for something indeterminate.

 

There is, in this human wandering, an echo of contemporary society — highly individualistic, disoriented in the face of a precarious and uncertain future. Solitude, anonymity and the wandering of figures immersed in a meditative inner state recall the universe of Djamel Tatah, whose desire for restraint and distancing is not unrelated to Benjamin Valode’s formal research. While sensitive to the work of his elder, the young artist does not claim a direct influence and emphasises the differences between their practices. Benjamin Valode does not rely on the repetition of a single figure nor on the choreography of suspended gestures, and he reworks his paintings with coloured pencil. Moreover, unlike Djamel Tatah, whose polyptychs function as walls of colour referring to the long tradition of monochrome painting — from Matisse to the American abstractionists — Benjamin Valode states that he draws less from abstraction than from figurative worlds. Among his direct references are the paintings of Edward Hopper, and the way his figures appear lost within heavy, cold atmospheres. But above all: Caspar David Friedrich.

 

The Monk by the Sea and The Wanderer Above the Sea of Fog are two paintings by the Romantic master that Benjamin Valode has studied extensively. The contemplation of nature, the depth of luminous atmospheres, and the meditative state of humankind in the face of infinity are all elements that the young artist explores. His figures wander before the immensity of emptiness. And sometimes, within these uncertain horizons, doors appear — luminous openings toward which the figures move. Thresholds, passages, crossings: these are obsessions dear to Benjamin Valode, already present in his early works. Doors and staircases then represented, much like in Alice in Wonderland, an opening onto unreal, strange and unsettling worlds — an escape from reality into imagination. And perhaps tomorrow, Benjamin Valode’s figurative practice will once again journey toward these dreamed worlds that once lay at the heart of his artistic production.

 

Amélie Adamo

 

 

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